La guerre scolaire à Caraquet

Document 19

The Daily News [Saint-Jean], le 16 janvier 1875


Telegraphic advices last evening conveyed intelligence to this city that the mob had taken charge of Hon. Robert Young's house, and that his family were put in terror of their lives. Mr. Young, who left yesterday in the train for Sackville, received intimation of the outrage in time to enable him to push on to Shediac, where he would take an express and proceed homeward with all possible speed. The occurences of Thursday were bad enough, in all conscience, but those of yesterday are doubly reprehensible. Language is inadequate fittingly to condemn such lawlessness. The perpetrators of this latest outrage need not lay the flattering unction to their souls that they can engage in deeds of violence with impunity ; nor need their abettors, whether through the press or otherwise, suppose that they can shake their skirts clear of at least moral responsibility. The sacredness of home must be preserved in this land of freedom at any cost, and the laws which have been outraged must be vindicated by the proper punishment of offenders.

Document 20

Daily News, le 16 janvier 1875


The intelligent law abiding people of Caraquet assembled the day before yesterday to assess themselves in support of a School for the education of children ; but, as our despatches from that locality showed, the Separate School party of the place and its vicinity were on the alert to defeat this praiseworthy object. The means resorted to were, it seems, of the most disgraceful character. Rowdies belonging to the settlement, and from outlying places, some of them even eight or ten miles distant, were collected and infuriated with liquor. In this condition, they were fitting instruments for the work they had been inspired to perform. They went about it with a will. They created an uproar, they assaulted Trustees, they broke up the meeting by their frantic violence. Their conduct was worthy of their cause.

Document 21

Daily News, le 18 janvier 1875


Mob Violence in Caraquet.

Full Particulars of the Lawless Operation.

Special Despatch to Daily News.

Caraquet, Jan 16.

The mob assembled yesterday to attend the School meeting should the Trustees hold another session; but the School House door was locked. The weather being too stormy to remain outside the mob adjourned to Robins where they demanded liquor, and on being refused threatened to break open the Cellar. To prevent this act of violence, Robin's folk supplied them with a gallon of liquor. About one half of the party then went to Blackhall's office, the other half to the Hon. Mr. Young's.

They took full possession in both places.

The party at Mr. Young's threatened to break and destroy everything if they did not get money to buy liquor. Mrs. Young was obliged to give them four dollars, with which they sallied forth in quest of liquor, bringing up at Rivers. Here liquor was obtained, and the party started for Blackhall's office, reinforcing the crowd already there. The liquor did not allay the rowdy doings of the crowd ; it rather inflamed their passions. Mr. Blackhall's stoves and pipes were broken, and the windows, etc., of his office smashed. There were over fifty of the mob in Blackhall's office with clubs, rope, etc. The rope was intended for the Sheriff if he came along.

The mob did not go back to Young's. They went up the Parish, calling at the houses of those who had paid school taxes, extorting money and obliging them to sign papers promising not to interfere further.

Document 22

Daily News, le 19 janvier 1875


Hon. Mr. Young reached Chatham, on his homeward journey, on Sunday night. While there he received from a source as little given to the sensational as the writer of the Globe's telegram of Saturday, a despatch relative to the rowdies at Caraquet. It reads as follows : -

''They say they are done with us Protestants except you. They threaten to take your life the moment you arrive. From what happened yesterday we are affraid you are not safe. If they gather and get liquor, which they are bound to have when they meet, they do not know where to stop. I had no idea what they would do until yesterday, so be cautions. They say after they put you through they are going to all the merchants to make them burn all mortages and accounts up to date. ''

It is to be hoped these ruffians are not nearly as desperately inclined as they are trying to make themselves appear. Their style of talk, however, is well calculated to stir the manhood of law abiding people of New Brunswick ; and if there is method and further mischief in their madness, they will have to be dealt with in a manner that will teach them New Brunswick is not quite ripe for the Commune, nor for a reign of terror of the Riel, Lepine or any other pattern.

Document 23

Daily News, le 28 janvier 1875

The Situation in Caraquet.

Burns Assumes the Role of Pacifier

Special Despatch to Daily News

Bathurst, Jan. 23

Last advices from Caraquet state that although the French are quiet, a feeling of uneasiness prevails.

Mr. Burns one of the members elect for Gloucester, left for Caraquet, yesterday, it is said to pacify them, as another uprising was threatened.

Blackhall is now in Bathurst, and says Caraquet is not safe at present.

Document 24

Le Moniteur acadien [Shédiac], le 21 janvier 1875


Nos persécuteurs, non contents du succès qui a jusqu'ici couronné leurs efforts dans la guerre qu'ils ont déclarée au catholicisme dans la question des écoles, viennent de monter, dans un but à eux connu, une conspiration pour ternir la réputation incontestable de paisibilité et de loyauté dont les Acadiens jouissent à si juste titre. Ils ont choisi Caraquet pour l'exécution de leurs desseins pervers. Le lendemain de l'Assemblée scolaire annuelle, la presse salariée du gouvernement local publiait à grand renfort de titres en gros caractères, la dépêche suivante :


Samedi, le News venait à la charge avec d'autres informations plus sinistres encore. L'hon. M. Young, qui venait d'assister à un précieux caucus de ministres dont il est le digne président, avait reçu la veille, disait il, dans son trajet de St. Jean à Sackville, une dépêche l'informant que la canaille s'était rendue maître de la maison de M. Robert Young, dont les membres de la famille craignaient pour leur vie. M. Young hâta donc son trajet et, en arrivant à Shediac, samedi soir, il prit une voiture extra pour Miramichi.

L'horreur du News était sans bornes et le collègue de M. Young qui préside à sa rédaction ne pouvait trouver d'expressions assez dures pour qualifier les prétendus outrages dont son compagnon d'inconstance politique était abreuvé.

Mais passons aux dépêches subséquentes, fabriquées, comme les précédentes, dans le but de créer en faveur de M.Young et du Gouvernement une sympathie qui leur faisait grandement défaut et sans laquelle ils craignaient de rencontrer les chambres.


Si d'un côté, la paisibilité, et l'extrême patience de nos compatriotes acadiens en général et de Caraquet en particulier ne nous étaient si bien connues aussi bien que de tout le public, et si, de l'autre, les tendances à l'exagération, l'inimitié des fabriquants de dépêches pour tout ce qui est français et catholique, si la haine et l'hypocrisie de nos adversaires, n'avaient pas déjà, en maintes circonstances, été complètement démasquées et exposées dans toute leur nudité par leurs propres actions et leurs agissements, nous avouerons franchement que la lecture de ces dépêches nous aurait profondément affligé et que nous nous serions cru obligé de [dénoncer les auteurs des] prétendus outrages que les dépêches suscitées mettent à la charge de la population française de Caraquet.

Mais comme le dit bien le Globe dans un article que nous reproduisons plus bas, ces dépêches fabriquées à dessein, ces outrages inventés ont tout probablement pour but de préparer les voies au gouvernement et à la clique de l'hypocrite président du Conseil pour quelque coup de main dont eux seuls ont le secret, et de préparer l'opinion publique à regarder avec moins d'horreur quelque tour de canaille projeté et préparé à la dernière réunion des ministres. La dernière dépêche surtout, adressée à M.Young à Miramichi, est d'un cynisme effrayant, et il fallait évidemment que les correspondants des journaux craignissent de ne pas avoir atteint leur but dans leurs dépêches précédentes, et cette opinion est amplement confirmé par l'empressement de M.Young à la livrer à la presse chargée de faire mousser ses chers petits projets.

Le News et le Telegraph ont tout mis dehors pour exagérer les choses et incriminer les adversaires de la loi des écoles. Toutes les ruses, toutes les subterfuges ont été mis en réquisition par ces deux transfuges de tous les partis. Le premier disait tranquillement et de l'air le plus bonasse du monde que les gens intelligents et fidelés à la loi du pays s'étaient réunis jeudi pour se cotiser pour le maintien d'une école pour l'éducation de leur enfants, mais que le parti des écoles séparées s'était conjuré pour faire avorter cette louable intention.

Quelle hypocrisie ! quel cynisme ! tenir ce langage quand tous ceux qui ont des oreilles pour entendre et des yeux pour voir savent parfaitement que les adversaires de la loi des écoles n'ont jamais eu d'objection et n'en auront jamais à ce que nos frères séparés se taxent et mettent la main dans leurs propres bourses pour supporter leurs propres écoles ; mais ce à quoi nous ne pouvons concourir et assister de gaieté de coeur, c'est de les voir, comme à Caraquet, nous frapper de lourds impôts sans nous en laisser retirer aucun avantage.

Ce vol autorisé par la loi, est bien de nature à exaspérer les victimes, et le News et tous ses pareils, étonnés de tant de patience, en sont réduits à inventer les plus noires calomnies et à nous prêter les actes de résistance auxquels ils s'attendaient de la population si indignement traitée. [...]

Document 25

Daily News, 26 janvier 1875


The Cowardly Gang still lurking about.


The Rowdies withdraw, preferring darkness for their Assault.

Special Despatch to Daily News.

CARAQUET, Jan. 25.

The Hon. Robert Young, who reached his home in safety after a toilsome journey, got information on Sunday that the rioters intended calling on him to-day. He accordingly made preparations to receive them in case they should come.

This morning, at 9 o'clock, a mob commenced to assemble near Rives's. At 10 o'clock, about 100 men, armed with guns and sticks, moved forward to Young's House. He had taken the precaution to lock and barricade the doors. The rioters discovered that he had a few men inside who were well armed. Some of the gang knocked at one of the doors, but did not attempt to break in. After half an hour spent in consultation outside, the mob withdrew, saying they would return in the evening.

There were no evidences of disquiet at 5 p.m.


Alarming State of Affairs Caraquet.


Rioters organized and arming.

Special Despatch to Daily News.

BATHURST, Jan. 25.

The alarming condition of Caraquet, and the threats of wreaking vengeance to-morrow has forced the authorities here to send the Sheriff with a posse to allay the disturbance. They left this evening.

The rioters have put red ribbon on their arms, and have chosen a Captain and officers. They number about three hundred, and have been collecting ammunition and guns all day.

Document 26

Daily News, le 26 janvier 1875


It will be seen by despatches elsewhere in our columns, which comes from reliable sources, that the Caraquet "doggery", as Carlyle would call them, assembled in force yesterday morning around the dwelling of the Hon. Mr. Young, and made an armed demonstration. The warlike ruffians, however, finding their coming prepared for, wisely deemed discretion the better part of valour, and moved off, threatening to return at night when their cowardly doings might be masked by darkness. They are worthy the cause they champion. Some of them, we should suppose, will soon run the length of their tether. We hope it is a short one.

Document 27

The New Brunswick Reporter [Fredericton], le 20 janvier 1875


The teachings of the St. John Freeman, the incendiary and revolutionary articles which from time to time have emanated from that journal, are at length resulting in those inevitable consequences which among unchristian and partially civilized people, invariably follow the machinations of wily and unscrupulous leadership. Encouraged by the defiant and disloyal tone of the Freeman, a number of the baser sort in and around Caraquette, (the same class of individuals by the way who elected Mr. Anglin as their representative) broke in upon the school meeting in that district, assaulted and expelled the trustees and then maddened with liquor proceeded to all manner of lawlessness and intimidation. They broke into houses, demolished windows and furniture, demanded liquor from the taverns, and then provided with a rope went howling about the streets searching for the Sheriff. It is just possible that before many months the order of search may be reversed. Not content with these outrages on the male portion of the inhabitants, the cowardly crew proceeded to the residence of the Hon. Robert Young, and conscious of that gentleman's absence from home, entered his dwelling, terrified his wife and children, and demanded money for purchase of liquors, which the affrighted lady was only too glad to give in order to hasten their retreat. They then proceeded through the district demanding money of those who had paid their school rates, and threatening them with the direst vengeance should they ever pay these rates on any subsequent occasion . Mr. Young hearing of these outrages, hastened homeward, and although warned by his friends that his life was in danger, he is now at his own residence prepared to defend his family and property.

While these outrages are proceeding at Caraquette, the morally guilty instigator, T. W. Anglin, Speaker of the House of Commons, &c. &c. sits chuckling securely in his office in St. John. The burden of his thoughts we can all imagine. Although he dare not approve the lawlessness of his constituents, he finds excuses for them in the following terms:

They have made the law the enemy of justice : they have made the law the enemy of popular rights : they have made the law the enemy of liberty : they have made the law the instrument of oppression and robbery, and they have placed the law in the natural instincts in antagonism so that even where the opponents of this Godless School system are ninetenths of whole population, the people cannot protect themselves from robbery and oppression save by physical force or passive resistance not always so effectual. At Caraquet we are told, the majority, acting on their natural instincts, drove away from the place of meeting the little clique who sought to rob them by process of law."

And yet this man is the Speaker of the House of Commons.

There is little fear that these outrages in Gloucester, where the dear lambs of Father Pelletier refuse to entertain our godless school law", will be repeated for some time to come. The strong arm of the law is after the guilty perpetrators, and is quite competent to deal with the ignorant tools of the Speaker of the House of Commons.

Document 28

New Brunswick Reporter, le 27 janvier 1875


Referring to the recent emeute at Caraquet, the Speaker of the House of Commons has the audacity to say :-

The French are quiet as they usually are, and they will remain quiet if the minority make no further attempt to rob them under colour of law. Never were a people, if their rulers would let them more formed to be tranquil' than the people whom the News, Telegraph and the Reporter, perverting the English language most grossly, describe as communists, ruffians, rowdies, fiends, &c."

While a vile outrage is this! what an incentive to rapine and ruffianism of every character! He says ''they will remain quiet if the minority make no further attempt to rob them under the colour of the law.''

It is well for the Speaker of the House of Commons that he is living in a British land, where freedom of speech is so engrafted upon the constitution that sometimes the vilest utterance are allowed to pass with impunity. [...]

The editor of the Freeman will find that the power of the law in New Brunswick is ample to cope either with the ruffians of Caraquet or their more refined instigator the Speaker of the House of Commons.

Document 29

Moniteur acadien, le 28 janvier 1875


Le News continue son métier, et rien de si bas, de si mensonger qu'il ne publie pour laisser croire au public que les adeptes du Bill des Écoles à Caraquet sont victimes de leur dévouement et de leur patriotisme.

Samedi, avec son toupet ordinaire, il nous accusait de nous réjouir des prétendus actes de violence reprochés à nos compatriotes de Caraquet. Il insinuait perfidement que nous étions bien aise de voir nos frères séparés de Caraquet tenus sous le régime de la terreur et menacés dans leur existence et leur propriété.

Tout le trouble que le confrère se donne pour donner à ses contes un air de réalité, nous prouve amplement que la radicaille du Gouvernement a quelque coup de tête en vue, et que pour réussir il lui faut un prétexte quelconque. Pour mettre le comble à l'infamie on prête au clergé et aux organes de la minorité une initiative, une attitude et une approbation qui n'existent que dans l'imagination des badauds qui gobent toutes les sornettes qui leur sont débitées.

La parfaite tranquillité qui régnait à Caraquet lors de l'arrivée du grand patriache scolaire Robert Young, et l'absence des démonstrations sanguinaires que les correspondants lui prédisaient, ont rendu inutiles les précautions prises par le président du Conseil sous forme d'armements et d'escortes militaires, et fort désapointé l'íllustre vistime et tous ceux qui comme lui prétendaient s'attendre à une guerre civile.

Il a fallu se remettre à l'oeuvre et recommencer le stratagème qui venait d'échouer. La dépêche suivante fut envoyée au News:


Document 30

Moniteur acadien, le 28 janvier 1875

Pour le Moniteur Acadien


St-Jean, N.B., 24 jan. 1875

Monsieur le Rédacteur,


Il est remarquable, M. le Rédacteur, que la fortune favorise nos petits tyrans. Voyez ! ils creusent leur cerveau rétif pour y déterrer de nouvelles injures contre les catholiques, et voilà, ô bonheur ! qu'un déluge de télégrammes, frappés au coin de l'effronterie, arrive de Gloucester ! Quelle précieuse aubaine pour les polissons ! Toutes les harpies du journalisme s'abattent avec voracité sur cette savoureuse pâture, qu'ils s'empressent de servir à leurs lecteurs. Mais de telles impostures ne sauraient nous atteindre ; elles ne souillent que le papier et le nom de ceux qui les inventent. Nul homme sensé, j'en suis sûr, n'ajoute foi aux absurdités et aux exagérations diaboliques que les vils esclaves d'un ministère pourri font circuler dans tout le Nouveau Brunswick par la voie des feuilles vénales. Elles sont malicieuses, il est vrai, mais pas très habiles, comme vous verrez, les dépêches auxquelles je fais allusion. Je vais en citer quelques unes; ne riez pas, s'íl vous plait, car elles ont fait trembler les Elders, les Willis... je n'en finirais plus s'il me fallait nommer tous les trembleurs! Lisez: Cinquante hommes se sont enivrés avec un gallon de rhum ! -- Eussent ils eu la tête aussi faible que les écrivassiers du Telegraph et du News, cette quantité de boisson ne pouvait les affecter. -- Ce n'est pas tout. Horreur ! horreur ! oserais-je dévoiler les atrocités que ces féroces soulards ont perpétrées? La vérité ! qu'elle soit pour ou contre nous, la vérité, messsieurs, sortira de ma bouche pure et intacte. Assemblés -- il faisait un froid affreux -- dans une bâtisse grande comme la gueule d'un ministre vomissant contre le Pape le fiel de son coeur, ces furieux ont démoli un vieux tuyau de poêle tout mangé de rouille ! Le pendement seul pourrait expier un tel forfait! O malice humaine ! tu ne connais donc pas de bornes ! Non contents de démontrer cet inoffensif tuyau, - nouveaux communistes déboulonnant la colonne Vendôme -- les impitoyables cinquante portent en triomphe la corde qui doit servir à pendre le shérif de l'endroit! Pauvre est-il possible qu'on ait voulu te faire passer le goût du pain perpendiculairement! Et dire qu'il se trouve à St. Jean des journaux assez imbéciles pour publier, sérieusement, ces bouffonneries pitoyables! Puisqu'ils étaient en veine, pourquoi les immortels correspondants du Telegraph et du News ne mandèrent-ils pas qu'on avait déjà élevé, à Caraquet, une terrible guillotine pour rogner à la française l'hon. Young, le shérif, et les autres martyrs de l'enseignement animal? L'histoire de la machine à abréger les hommes serait tout aussi croyable que l'histoire de l'instrument à les faire mourir en J! Et M. Elder, et M.Willis...qui tremblent à la pensée de la corde! que ne feraient-ils pas, si l'on parlait de guillotine! Silence! la guillotine...ça sera pour la prochaine fois que les employés du Telegraph et du News télégraphieront à leurs patrons. [...]

Agréez, M. le Rédacteur, l'assurance des sentiments affectueux avec lesquels j'ai l'honneur d'être &


Document 31

Morning Freeman, le 28 janvier 1875

Affairs in Caraquet

It certainly will not be the fault of the Local Government, their agents and organs, if a Civil War be not provoked in Caraquet. Indeed, if we could accept the statements published by the News without enquiring into their probability or consistency, we must conclude that Civil War on a small scale is raging in that part of the Dominion at this moment. For more than a century the people of Caraquet have deserved and have borne the reputation of being a most peaceable and inoffensive people, never quarelling with their neighbours or amongst themselves. Now they are denounced in the organs of the Local Government as ruffians, rowdies, fiends, a lawless mob, and blood thirsty, and all this because they will not calmly permit a few persons acting with colour of law to rob them to any extent they please. Their opposition to the attempt at robbery does not appear to have gone very far beyond what was absolutely necessary; but calumny and malignity found in what the people were forced to do sufficient foundation for a superstructure of exaggeration and falsehood which it was hoped would appal and excite the people of the rest of the Province and make the majority in the No-Popery Legislature duly subservent to the clique who frame laws and administer them mainly for the purpose of prolonging their tenure of office.

The News published the following telegram on Tuesday:


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Cette page a été préparée par:

Jacques Paul Couturier, Université de Moncton (Edmundston) courrier-e: jpcoutur@cuslm.ca